STRATEGEEK

Le blog sur l'actualité du wargame sur table

Wacht am Rhein

La Garde au Rhin…

En décembre 1944, la situation commence vraiment à craindre sérieusement pour les Allemands. Les Américano-anglo-franco-canado-polono-etc… ont débarqué en Normandie, mis la patée aux Boches, traversé la France en un mouvement éclair et sont désormais tout proches de la frontière allemande. Les Russes, de leur côté, après le triomphe de l’opération Bagration ont botté les fesses des Chleus, les ont chassés de Russie et se rapprochent aussi très vite du Reich. Néanmoins, pour des raisons de logistique (mêlées parfois de politique), les offensives se sont arrêtées, ce qui laisse à la Wermacht la possibilité d’une contre-attaque car, contrairement à ce que croient les Alliés, les capacités industrielles allemandes ont permis à ceux-ci de rebâtir les forces blindées indispensables à tout succès.

Reste à déterminer de quel côté cette offensive doit être menée : à l’est contre les Russes honnis, ou à l’ouest contre les Alliés postés près des Ardennes. Hitler tranche le débat qui partage l’OKH, et ce sont les Américains qui feront les frais du dernier grand effort offensif allemand de la guerre… Nom de code de cette opération : Wacht am Rhein bien sûr, autrement dit, pour les incultes ne maîtrisant pas encore la langue de Goethe, « Garde au Rhin », nom admirable tiré d’un chant non moins sublime du XIXème siècle portant le même titre, et vantant les mérites de la guerre et de la patrie… Guerre und Patrie ? Ach, ze n’est pas kroyaple, en voizi eine zehr gross Zurprize…

Mais voilà que je m’égare dans des considérations, certes passionnates, mais dont tout le monde se fout, au fond… Revenons donc au sujet qui nous rassemble aujourd’hui.

WACHT am Rhein est un jeu grand-tactique (c’est-à-dire fourré quelque part entre tactique et opérationnel) de la bataille des Ardennes. La deuxième version de ce jeu date de 2002, et celle que nous présentons ici est la seconde édition de cette seconde version ! La boîte contient plus de 2380 pions (sic !) qui représentent toutes les formations,  au niveau de la compagnie ou du bataillon, qui ont participé à la bagarre. A peu près toutes les nations sont présentes, les Américains et les Allemands biens sûr, mais aussi les Britanniques, les Français , les Canadians et les Belges. Les troupes représentées sont diverses et variées : fantassins, blindés, anti-chars, reconnaissance, génie, parachutistes, rangers, planeurs et quartiers-généraux, tout est là pour notre plus grand bonheur.

Les cartes sont au nombre de quatre. Elles sont inspirées des cartes d’état-major américaines et allemandes de l’époque, et tiennent compte des différents types de terrains, des routes, des villes et villages et de tous les rivières et ruisseaux infranchissables sans l’aide de ponts. Ouf…!!

Six scénarios se jouent sur des cartes seules, et la campagne couvre trois semaines de temps réel et dure 50 tours. La durée des parties reste floue, l’éditeur se contentant de préciser que les scénarios sont « plus petits ». Boardgamegeek indique 4 heures, et on peut raisonnablement imaginer qu’il s’agit d’un des scénarios « plus petits ». N’ayant pas pratiqué le monstre (qui me fait peur, je l’avoue), je ne saurais en dire plus. Les indomptables qui se seront frottés à la bête pourront vous/nous en dire plus.

Bon, quoi de neuf dans cette seconde édition de la seconde version ? On peut noter des modifications apportées aux règles de combat, d’artillerie et de ravitaillement. Un mode d’exploitation a été ajouté, permettant aux unités mécanisées d’exploiter les percées effectuées dans les lignes ennemies. On trouve aussi des terrains permettant un meilleur repérage (au profit de l’artillerie), ainsi que des terrains gênant et canalisant les mouvements.

Informations générales

• Carte : 1,6 km par hex (1 mile, pour les anglophiles acharnés)

• Temps : 3 tours par jour

• Unités: bataillons pour les unités d’infanterie et d’artillerie units. Les blindés sont à l’échelle de la compagnie.

• Chaque pas de force représente une compagnie.

Composants du jeu

•   4 cartes de 56 cm x 86 cm

•   2380 pions

•   1 livre de règles

•   1 livre de scénarios

•   Aides de jeu

•   2 dés à 10 faces

•   sacs plastique

Le prix de l’ensemble est assez élevé (comptez autour de 130-150 euros), mais pas surprenant au vu du matos proposé.

Voilà donc votre première résolution pour cette année 2013 : mener une campagne complète à son terme en moins d’un an… Un vrai défi, quoi…

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Cette entrée a été publiée le décembre 27, 2012 par dans Decision Games, Seconde Guerre Mondiale.
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