STRATEGEEK

Le blog sur l'actualité du wargame sur table

Petit Reich deviendra grand…

Battles of 1866: Frontier Battles

Il était une fois un petit empire qui avait un appétit d’ogre, et qui, pour le plus grand malheur de ses voisins, voulait…

Quoi, Napoléon ? Qui a dit Napoléon ? Napoléon n’avait pas un appétit d’ogre, il ne faisait que se défendre des visées impérialistes de la perfide Albion, ça n’a rien à voir ! Oui môssieu, il ne faisait qu’agir en état de légitime défense !!

Et puis d’abord, c’est moi qui écrit cet article, alors laissez-moi continuer comme je l’entends, et ma mauvaise foi ne regarde que moi ! Non mais…

Donc, le petit empire glouton dont je parlais, c’était bien sûr celui des Teut… euh, pardon, des Prussiens !! En 1866, ce petit état n’est encore qu’un royaume, mais déjà gourmand. La Prusse a acqui un statut dominant au sein de la confédération germanique, grâce notamment à l’action d’un redoutable homme politique, le chancelier Otto von Bismarck. Après avoir croqué le duché de Schleswig en 1864, le chancelier tourne son regard vers l’Autriche, et en 1866 la guerre éclate entre ces deux pays.

Et voilà où le jeu commence.

Cette nouvelle parution de Avalanche Press permet de livrer cinq batailles du début de la campagne, à savoir Trautenau le 27  juin 1866, Soor le 28 juin, Nachod le 28 juin également, Skalitz le 29 et enfin Gitschin le 29. Des batailles bigrement inconnues donc (pour moi, en tout cas), et on peut sans doute regretter l’absence de Sadowa, bataille plus célèbre et décisive de cette guerre. Bah, ne boudons pas notre plaisir, la découverte d’événements historiques est aussi un des attraits de notre hobby, et très franchement, entre un 24ème jeu sur le débarquement de Normandie, ou ce Frontier Battles, je vous avoue très franchement que c’est ce dernier que je vais choisir !!

De toute façon Sadowa sera peut-être présentée dans un prochain opus, puisque l’on est ici dans une série de trois jeux simulant des conflits européens majeurs. Le système utilisé est celui de War of the States, et les unités (figurant ici des Prussiens, des Autrichiens et leurs alliés Saxons) représentent des brigades d’infanterie, des régiments de cavalerie et des batteries d’artillerie. Les pions sont beaux, joliment colorés, et ils donnent très envie d’aller casser du Prussien !

Le terrain est divisé en zones délimitées en fonction de la topographie. Je trouve les cartes franchement très réussies, et elles donnent très envie d’aller poutrer du Teuton. Je ne sais pas si les dés sont fournis, mais ils me donnent très envie d’aller friter du Prussien… Les plus observateurs auront peut-être remarqué un léger parti-pris. Je le reconnais, et je sais que c’est mal, mais j’assume !

Jugez vous-mêmes de l’aspect graphique, et dites-moi si cela ne vous pas très envie d’aller briser du… Hum, bon, je me tais…

Les pièces sont de tailles différentes, et si une zone est trop étroite pour une unité, elle ne peut tout simplement pas y entrer, ou en tout cas pas dans la direction souhaitée par le joueur ! Une unité doit ainsi être placée le long d’une crête, pas en travers de celle-ci. Et si une unité ennemie vous prend de flanc et que, faute de place, vous ne pouvez pas « tourner » votre pion pour lui faire face, vous êtes plutôt mal en point ! Voilà une règle qui paraît pas mal du tout…

Lors des combats, les joueurs lancent un nombre de D6 égal à la force des unités impliquées, et touchent l’adversaire sur des 6. Chaque touche fait perdre un pas de troupes. Simplissime, mais moi j’aime bien (surtout contre Bugdany, qui ne fait que des 1 quand il faut des 6 – et bien entendu des 6 quand il faut des 1 !)

Les règles prennent aussi en compte le commandement, les fusils modernes des Prussiens, le courage des troupes autrichiennes… Tout ça donne une très bonne impression, non ?

Quelques infos pratiques :

durée : 3 heures

nombre de joueurs : 2

échelle : 1 pouce = 325 yards (soit en gros : 2,5 cm = 320 mètres)

1 livre de règles de 16 pages

excellente jouabilité en solitaire

Ce beau jeu vous coûtera la minime somme d’environ 90 euros (euh, oui, quand même…).

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Cette entrée a été publiée le décembre 31, 2012 par dans Avalanche Press.
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